Atoll Accalmee Cochlea Low

Les récifs coralliens en péril : Comprendre et agir à notre échelle

Encore utilisés pour illustrer le paradis sur Terre, les récifs coralliens sont aussi aujourd’hui un exemple criant des conséquences de la sur-exploitation humaine des richesses naturelles. Comme Accalmee vient d’adopter son premier corail*, c’est l’occasion de faire le point sur la situation de ces joyaux et les initiatives qui existent pour tenter de les préserver.

Le corail, un animal pour le moins original

Si, comme nous, vous vous êtes toujours demandés comment ce corail blanchi et inerte décorant bons nombres d’aquariums domestiques pouvait, un jour, avoir été un animal, préparez-vous à l’illumination… Le corail fait partie de la branche animale des cnidaires, dont un illustre représentant est la méduse. 

 

 

La classe des coraux la plus commune – les Anthozoaires – comprend plus de 800 espèces différentes.

Voici un profil commun à de nombreuses espèces : un corps longiforme et une bouche entourée de tentacules. On appelle cet individu un polype.

Les coraux peuvent avoir une structure molle – les coraux mous- ou alors une structure dure. Ils sont dans ce cas appelés aussi “coraux bâtisseurs”. 

Polype Corallum Rubrum
corallium Rubrum

 Ces derniers  rassemblent trois particularités, qui constituent tout leur charme.

La première particularité, c’est que ce corail entretient une relation très forte avec un végétal : la zooxanthelle, une algue unicellulaire. Leurs échanges sont si importants que cette relation illustre souvent le principe de la symbiose : Chaque élément est indispensable à l’autre pour survivre. Grace à sa capacité à transformer la lumière en nutri-éléments  (photosynthèse) l’algue procure à l’animal le nécessaire en glucides, protides et lipides. L’algue serait aussi responsable de la production de substances toxiques qui protègent le corail de prédateurs et des infections bactériennes. De son côté, l’animal fournit au végétal l’ammoniaque, indispensable au processus de photosynthèse.

La seconde particularité est que le corail n’est pas un “lonely cowbow” parcourant les plaines aquatiques en compagnie de son ombre. C’est un animal qui vit en colonie, rassemblant des milliers, voir des centaines de milliers d’individus.

La troisième particularité est que le corail, à mesure qu’il grandit, se bâtit une structure solide extérieure, en ingurgitant des minéraux captés dans les courants et en les transformant en calcaire. Cette structure peut être assimilée à un exosquelette, comme chez les escargots par exemple. C’est cet exosquelette qui se retrouve à orner les aquariums, une fois le polype décédé…

Coraux Menaces Rechauffement Climatique 0 728 486

Les récifs coralliens, parmi les plus vieux et riches écosystèmes de notre planète

Les deux dernières particularités sont la raison pour laquelle nous parlons de “récifs” : L’accumulation du nombre d’individus et de leur production de calcaire incessantes forment au fil des siècles d’imposantes structures, considérées aujourd’hui comme les plus grandes structures terrestres fabriquées par des organismes vivants. La plus grande étant la célèbre grande barrière de corail au large des côtes australiennes, longue de plus de 2000 kilomètres.

Au niveau de l’ancienneté, les récifs coralliens rivalisent avec les forêts primaires par la longévité de leurs communautés écologiques. Le plus impressionnant, c’est la diversité biologique que les récifs abritent : Bien qu’ils ne représentent que 0,2 % des fonds marins mondiaux, ils concentrent près de 25% de la biodiversité marine avec plus de 4000 espèces de poissons et des milliers d’espèces végétales. Les scientifiques estiment que, au total, plus d’un million d’espèces de plantes et d’animaux sont tributaires du bon fonctionnement de l’écosystème corallien.

Quelles menaces pèsent sur les récifs coralliens ?

La biodiversité, la beauté colorée et la symbiose au coeur de son fonctionnement font du récif corallien un symbole de la Nature. Qui n’a pas rêvé de s’équiper de palmes et tuba et de plonger au milieu de ce fourmillement de vie ? Il se peut à la vitesse où les transformations s’effectuent que les  coraux rejoignent l’album des espèces éteintes à montrer aux futures générations, aux côtés des rhinocéros et autres ours polaires : Depuis 1987, c’est 50% des récifs coralliens qui ont disparus et les 3/4 restants sont voués au même épilogue si rien n’est entrepris pour changer le cours des événements.

Cinq menaces sont identifiées : la pollution des eaux ( déversement de produits nocifs), les pratiques de pêche destructives ( dynamitage), la surpêche ( empêchant la reproduction), le changement climatique ( la montée en température de l’eau perturbe les cycles de reproduction), et le développement côtier et touristique.

Blanchiement
Le blanchiment des coraux : Stressés par la hausse des températures, les polypes expulsent leur partenaire, les algues zooxanthelles. Si le stress perdure, la mort s'en suit.

Pourquoi regretterons-nous la disparition des récifs coralliens ?

Il y a quatre raisons très concrètes de vouloir éclaircir le futur assombri des récifs coralliens.

La première raison est évidemment l’habitat naturel qu’il représente. Continuer de le détruire conduirait à l’extinction de milliers d’espèces incapables de survivre sans cet écosystème. Or nous savons que la biodiversité est la clé du vivant.

La seconde raison est économique : Selon une estimation, le bénéfice net total annuel des récifs coralliens dans le monde est de 29 ,8 milliards de dollars. Le tourisme et les activités de loisir représentent 9,6 milliards, la protection du littoral 9 milliards, la pêche 5,7 milliards et la biodiversité 5,5 milliards de dollars (Cesar, Burke et Pet-Soede, 2003) : Organisée de façon responsable, cette activité économique permet à des millions de personnes de gagner leur vie.

La troisième raison est d’ordre alimentaire : Des récifs « bien gérés » peuvent donner entre 5 et 15 tonnes de poissons, crustacés, mollusques et autres invertébrés par kilomètre carré. 

La dernière raison est médicale : Etant privés dans une très grande mesure de toute possibilité de mouvements, les coraux ont développé un arsenal d’armes chimiques très efficaces pour se défendre et se faire la guerre dans la conquête de l’espace récifal. Les organismes récifaux sont utilisés dans la recherche du traitement de maladies comme certains cancers dont la leucémie, le VIH, des maladies cardio-vasculaires, les ulcères.

De plus, longtemps le squelette corallien, du fait de sa nature très proche de nos os, a servi de matériau pour les greffes osseuses. Les scientifiques ont, par exemple, synthétisé un agent anticancéreux efficace contre des tumeurs, en particulier celles des ovaires, dans des espèces d’ascidies des Caraïbes. Etant donné que seulement une partie infinitésimale des organismes récifaux a été échantillonnée, analysée et testée, le potentiel pour de nouvelles découvertes pharmaceutiques est tout simplement énorme.

Comment agir pour stopper la destruction des récifs coralliens et assurer leur préservation ?

En tant que français, nous pouvons nous sentir particulièrement concernés par la problématique des coraux. En effet :

  • La France est le seul pays au monde à posséder des récifs coralliens dans les trois océans de la planète
  • Les 8 collectivités françaises d’outre-mer abritent ainsi près de 10 % des récifs et 20% des atolls du monde 
  • La Nouvelle Calédonie abrite le deuxième ensemble corallien de la planète et la plus longue barrière récifale continue ( 1 600 km)

La France détient ainsi une responsabilité mondiale en matière de conservation et de gestion durable de ses récifs et des mangroves et herbiers qui leur sont liés. 

Barriere Corail Nouvelle Caledonie Desvastes Monde 0 729 486
Le Parc de la mer de corail en Nouvelle Calédonie

Les coraux se développant à quelques mètres de la surface, les changements climatiques ont un impact direct sur leur croissance : des eaux trop chaudes ou des typhons trop fréquents – conséquences indirectes du réchauffement climatique – conduisent à la destruction de colonies entières. Même à des milliers de kilomètres, en France,  modifier notre mode de consommation limitant les émissions carbone aura donc un impact positif ( Pour plus de détails sur quelles habitudes de consommation agir en priorité )

Outre le fait d’adapter notre consommation, nous pouvons aussi aider les structures qui agissent pour la préservation des récifs, au moins sur le plan des moyens financiers, ce qui est essentiel. En 2012, Martin Colognoli, biologiste marin, et Guillaume Holzer, diplomé en marketing, fondent Coral Guardian, une association française de loi 1901 reconnue d’intérêt général et à but non-lucratif. L’association se concentre actuellement sur les récifs au large des côtes indonésiennes avec 4 axes de travail : Conservation, sensibilisation, recherche et valorisation.

  Leur site explique très clairement leurs actions. Pour chacune d’entres elles, la population locale est impliquée, ce qui assure la pérennité du projet. 

Plongeur

Chez Accalmee, nous trouvons leur bouquet d’actions intelligent et adapté, avec un suivi chiffré des résultats. C’est pourquoi nous avons souhaité les soutenir : 10% des bénéfices de la collection Atoll leur est reversé  au travers de leur programme d’adoption de coraux. Après 4 mois d’existence et la vente de notre cure-oreille Cochlea, Accalmee a ainsi pu adopter son premier corail : Les utilisateurs de notre gamme –  les baigneurs BIM –  en sont devenus les co-gardiens. 

Ces joyaux renferment une partie de l’avenir de l’humanité et nous sommes enthousiastes de pouvoir participer avec humilité à leurs préservation.  

Certificat Coral Guardian

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