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Holobionte toi-même !

Le Moi n'est qu'un seuil, une porte, un devenir entre deux multiplicités

Gilles Deleuze*

En 1980, le philosophe français n’imaginait sans doute pas que, vingt ans plus tard, cette phrase allait résonner au-delà du contexte de la psychanalyse et faire sens aussi dans le domaine des sciences de la vie.

En effet, dans le courant des années 2000, les progrès dans les techniques de séquençage de l’ ADN ont permis de révéler une dimension de l’être humain insoupçonnée : 

Nous serions des « holobiontes »

Ce mot vous est inconnu ? C’est normal. Mais il y a de fortes chances que ce terme revienne à vos oreilles de plus en plus souvent : Cette perspective bouscule actuellement l’idée que l’être humain a de lui-même, ouvrant de nouveaux champs d’exploration en médecine, chimie, philosophie ou encore écologie.

Une question d'échelle

Même si notre corps regroupe un ensemble d’organes inter-reliés, aux fonctions vitales diverses, et dont certains interagissent avec le monde extérieur ( peau, oreille, bouche, nez, yeux…), nous définissons notre « moi » comme un organisme entier et uni dont la frontière avec l’extérieur – les autres êtres vivants et les matières dites « inanimées’’ – est délimitée par notre enveloppe cutanée.

Et bien ce n’est pas si « simple »… ni « basique », ce « moi » est physiologiquement multiple.

C’est une question d’échelle. A y regarder de plus près, nous sommes constitués de milliards d’autres organismes, dix fois plus nombreux que nos propres cellules : Sur notre peau, dans notre bouche, nos poumons, nos intestins, nos organes reproducteurs, notre cerveau, nos oreilles, des milliards de bactéries, virus et champignons cohabitent. Elles échangent entre elles mais aussi avec nos tissus, cellules, globules et réseaux d’information, concourant à la survie de notre « moi », qui nous arrange autant qu’elles.

Ces micro-organismes composent ce que l’on appelle un microbiome, et l’ensemble ‘microbiome + organisme hôte’ porte le nom de holobionte : Une relation d’une complexité inouïe et recélant des mystères à explorer et à comprendre.

Nous avons longtemps considéré ce microbiome comme nocif. En effet, une dérégulation de cette population microscopique peut entrainer des maladies graves, voir mortelles. Mais la résistance des bactéries aux antibiotiques rencontrée depuis une décennie a permis de faire évoluer notre regard et notre connaissance sur notre « multiplicité ».

Des laboratoires de renom découvrent chaque jour un peu plus sur les holobiontes que nous sommes. Par exemple, associer notre microbiome pour lutter contre les maladies de la peau – comme l’acné – et de nos appareils digestifs est déjà réalité.

entre l'index et le majeur, tout un monde

Mais cette vision ‘holistique’ dépasse le domaine de la biologie et du soin. Prenez quelques secondes pour observer ces photos prises au microscope

Un ongle
Papilles de la langue
Un cheveu cassé

Quels paysages ! …

Aussi impressionnants que ce que l’on peut observer a l’échelle de la Terre n’est-ce pas ?

Et pourtant c’est la ‘Terre du Milieu’ entre les phalanges de l’index et du majeur… Dans chacun de ces recoins microscopiques vivent des milliers de micro-organismes. Des centaines d’espèces naissent, se développent, se combattent et meurent à chaque seconde.

Peut-on parler d’écosystème ? Chez Accalmee, nous répondons OUI.

Et nous parlons même d’écosystèmeS, car chacun de nos paysages-organe possède un microbiome qui lui est propre et adapté (un microbiote) et qui échange constamment avec son environnement, en recherche de ‘symbiose’.

A l’heure où l’humanité fait face au plus grand défi de son histoire avec le réchauffement climatique, ou justement nos organismes intelligents se doivent d’améliorer notre symbiose avec nos paysages et nos écosystèmes, il pourrait être bon de modifier le regard que nous portons à nous-memes : Le ‘moi’ est la Nature et la Nature est nous. Nous sommes 8 milliards de petites planètes avec un unique microbiome qui nous est propre, et auquel nous avons intérêt à porter attention afin de jouir de notre existence le plus longtemps possible.Accalmee défend cette vision symbiotique de l’être humain. C’est ainsi que nous parlons de « réguler » le cérumen ( qui contient des millions de micro-organismes) de notre canal auditif plutôt que « l’éliminer ». C’est la vision de ce qui est « sale » qui s’en trouve modifié…

Si vous partagez cette vision, participez à élargir les regards que notre espèce porte sur elle-même en communiquant avec vos proches.  

Prendre conscience de notre propre écosystème et le respecter, pour mieux comprendre et respecter les écosystèmes de plus grande échelle.

 

On a peint le monde sur soi, et pas soi sur le monde.

Gilles Deleuze*

REFERENCES

* Gilles Deleuze – 1980 – Capitalisme et schizophrénie 2 : Mille plateaux

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